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2- Idée : JobBike

Désormais, pour se rendre sur leur lieu de travail, la plupart des salariés s’intéressent aux solutions de transport qui pourraient être une alternative à l’utilisation de leur voiture.

Le vélo pourrait représenter une part importante de ces modes alternatifs : 
  1. Tout le monde ou presque a déjà un vélo
  2. L’achat d’un vélo n’est pas une opération très coûteuse
  3. Le coût d’utilisation est nul et l’entretien relativement peu onéreux
  4. Le vélo, pratiqué régulièrement, permet de se dépenser pour garder la ligne ou se faire plaisir
  5. Le vélo a un effet bénéfique sur la santé, notamment concernant les risques de maladie cardio-vasculaires
  6. Le cycliste respire moins de pollution que l’automobiliste dans sa voiture
  7. Le vélo favorise l’évacuation du stress et favorise le bien être
  8. Le vélo est le moyen de transport le plus rapide dans les agglomérations et leur périphérie
Pourtant, l’usage du vélo pour aller travailler reste très limité et tarde à se développer.

Les raisons qui, à priori, condamne l’utilisation du vélo pour aller au travail sont la difficulté de l’exercice, l’exposition aux dangers de la circulation automobile et la contrainte liée à la météo

Si ce sont bien des risques existants, ils doivent être évalués pour, dans la plupart des cas, permettre de constater qu’ils ne sont pas un réel frein à l’usage du vélo pour le trajet domicile travail. Pour s’en convaincre, il suffit d’essayer de faire le trajet un jour de week-end, de congé : 
  • L’effort physique devrait être perçu comme moins difficile qu’imaginé. En considérant que la pratique régulière permet de rapidement progresser, la difficulté de l’exercice ne sera plus un obstacle.
  • Comme pour toute activité nouvelle, s’imaginer à vélo au milieu de la circulation automobile peut être source de stress. Il suffit d’une première fois pour juger réellement la situation et ne plus avoir d’appréhension. En constatant que des aménagements (pistes cyclables, etc) permettent souvent de protéger les cyclistes, la crainte de prendre le vélo devrait rapidement s'atténuer.
  • Concernant la météo, il suffit de consulter les archives de MétéoFrance, notamment les normales saisonnières en terme de pluviométrie et de température pour constater que ce n’est absolument pas une raison valable pour prendre la voiture.
Les vrais raisons qui font que le vélo ne s’est pas encore imposé comme moyen de transport domicile travail sont de considération plutôt d'ordre pratique. Ces freins sont dans l’ordre, le choix de l'itinéraire, le stationnement de son vélo, la possibilité de prendre une douche et de s’habiller de vêtement propres, secs et repassés.

On peut imaginer que les entreprises n'ont pas pris la pleine mesure des vertus des déplacements à vélo. Preuve en est qu'elles ne disposent généralement pas de l’ensemble de ces installations qui faciliteraient son utilisation : parking, douches, vestiaires, d’autant plus lorsqu’il s’agit de les dédier aux salariés venant au travail à vélo. Pourtant, il existe des études qui démontre l'intérêt de ce mode de déplacement sur l'efficacité de l'entreprise :
  • avoir des salariés en bonne santé, moins sujets aux différentes maladies qui créent des baisses de forme, des arrêts de travail,
  • donne le sentiment d'avoir accompli une bonne action dès le matin, ce qui renforce le sentiment de satisfaction, engendre l'épanouissement, génère enthousiasme et de fait améliore les conditions de travail, au sein des équipes

Le JobBike concept est une solution innovante qui consiste à créer des structures dédiées pour les salariés souhaitant aller au travail à vélo. 

Ces structures peuvent être financées par des sociétés qui se regroupent, avec le concours des collectivités, et implantées dans les zones d’activités. Le service est mutualisé pour l’ensemble de leurs salariés. 

Elles regroupent l’ensemble des installations en un lieu unique : parking abrité et surveillé, douches nettoyées quotidiennement, casiers de rangement. On y trouve également plusieurs services complémentaires comme la location de serviettes, la vente d’articles tels que gilets, garde boue, éclairage permettant de s’équiper, mais également la vente de produits de soins ou de nutrition. Un atelier permet de répondre aux différentes demandes d’entretien et de réparation. Ces interventions sont réalisées pendant la journée de travail. 

L’accès à ces structures est soumis au paiement d’un abonnement par les salariés. Le montant de l’abonnement dépend du niveau de sponsorisation par les entreprises et les collectivités. Les services périphériques ont une tarification indépendante, l’abonnement ne permettant que de louer un emplacement de parking, un vestiaire (casier) et de bénéficier des douches.

Pour réussir le pari de la mobilité douce, les collectivités doivent activement agir à l'amélioration et le maintien des conditions de sécurité. Il ne suffit pas de créer des voies ou des pistes dédiées. Il faut être capable de les entretenir et de les améliorer.
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