5- Gérer la pente

La plupart des cols Hors Catégorie proposent des pourcentages supérieurs à 9%. Il est très important d'étudier le profil du col et de connaitre au minimum le pourcentage moyen et le pourcentage maximum de la montée. Idéalement, il faudrait également avoir une idée de la longueur des portions les plus difficiles avant s'attaquer à la pente avec son vélo. 
 
En terme d'effort, plus la pente augmente, plus il faut ralentir pour maintenir l'intensité constante.
 
La diminution de la vitesse se traduit par une diminution de la cadence de pédalage. Pour maintenir une cadence de pédalage confortable, à 65 tours par minute minimum en position assis, il est par conséquent nécessaire de disposer du petit braquet adéquat sur son vélo.

L'analyse du profil du col doit permettre de déterminer et de monter le bon développement sur le vélo en fonction de l'intensité que l'on souhaite mettre dans les portions difficiles. 

Imaginons qu'à 95% de la fréquence cardiaque au seuil, le plus petit développement dont nous disposons sur notre vélo, nous permette de grimper une pente de 9% à une cadence de pédalage de 65 tours par minutes, en position assis sur la selle. 

Lorsqu'une pente supérieure se présente, les alternatives sont soit d'augmenter l'intensité (puissance, fréquence cardiaque), soit de réduire la cadence de pédalage, ou les 2 (en danseuse par exemple). Plus la pente est sévère ou longue et plus ces leviers sont mis à contribution, ce qui conduit rapidement à l'épuisement des réserves énergétiques et à l'apparition de fatigue musculaire. 

Pour des passages pentus de quelques dizaines de mètres, on peut envisager d'augmenter l'intensité, de réduire la cadence de pédalage et de passer en danseuse. 

Pour des portions difficiles supérieures à quelques hectomètres, il est en revanche beaucoup plus judicieux d'adapter son vélo en ajustant son plus petit développement
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