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Comment mesure sa puissance pour mieux progresser ? |
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Comme pour une voiture, le rapport poids puissance est LA caractéristique du niveau du cycliste.
Plus un coureur est puissance et plus il pourra rouler vite sur le plat, à aérodynamisme équivalent.
Plus un coureur est léger et plus il roulera vite dans les cols, à puissance équivalente.
Le résultat de la puissance se traduit par le déplacement de l'homme sur sa machine, à une vitesse plus ou moins élevée. Mais mesurer la vitesse pour mesurer la performance de l'homme est trop approximatif pour pouvoir estimer les progrès de l'athlète.
En effet, la puissance développée par l'homme sert à vaincre les forces contraires à l'avancement : le poids, l'air, le frottement. Aussi, une vitesse moyenne supérieure ne sera pas nécessairement révélatrice d'un gain de puissance de l'athlète. Le vent, le revêtement peuvent en effet être plus favorable. En résumé, mesurer les progrès en mesurant la vitesse est très aléatoire.
Le capteur de puissance a l'énorme avantage de chercher à mesurer la puissance brut développée par le cycliste. La puissance ainsi déterminée ne dépend alors plus que de l'athlète et n'est plus influencée par l'environnement.
La simple analyse des valeurs de puissance mesurées permet ainsi de mesurer précisément les progrés réalisés.
Le capteur de puissance sera par ailleurs très utile pour mesurer les facteurs agissant sur la performance afin d'essayer de les améliorer. Exemple : mesurer la vitesse moyenne, à puissance équivalente, en utilisant 2 postures aérodynamiques, en utilisant 2 hauteurs de roues profilées, 2 types de pneumatiques, etc.
L'autre avantage du capteur de puissance est qu'il se substitue également au cardiofréquencemètre pour la mesure des charges de travail effectuées dans le cadre d'un programme d'entrainement.
En effet, la fréquence cardiaque est influencée par de nombreux paramètres environnementaux : stress, température, fatigue, alimentation. Aussi, planifier une séance d'entrainement au seuil peut s'avérer délicat si la plage de fréquences cardiaques correspondante est variable.
Le capteur de puissance, permet lui, de définir précisément les niveaux d'effort pouvant être pris en charge par l'athlète aux différents seuils. L'entrainement sera alors beaucoup plus efficace car parfaitement ciblé.
La mesure de la fréquence cardiaque lors d'une séance réalisée par exemple à son seuil de puissance anaérobie ainsi que la perception de son effort permettront de déceler une baisse de forme. Celle-ci devra être analysée pour optimiser l'entrainement : surentrainement, stress, sommeil, alimentation seront passé en revue.
Le problème de ces capteurs de puissance réside dans leur coût. Il faut en effet compter environ 1500 euros pour pouvoir s'offrir l'ensemble le moins honéreux.
De plus, chacune des solutions arrivant sur le marché a son lot d'inconvénients. Certains capteurs nécessitent le changement du pédalier, d'autres l'achat de nouvelles roues, à moins de changer les moyeux de ses propres roues. Une troisième solution propose des pédales avec capteurs intégrés. Il faudra prendre en compte le risque de casse.
Finalement, il semble encore tôt pour s'équiper d'un capteur de puissance (prix, maturité des solutions).
Aussi, il existe une alternative très intéressante. Elle était jusqu'à présent proposée sur les compteurs VDO Z1 et Z3. A partir de 2012, cette alternative existe aussi sur le Sigma ROX 9.1.
Cette alternative consiste en l'intégration d'un modèle de calcul de puissance au cœur du compteur. Cette solution est intéressante car ces modèles sont aujourd'hui reconnus. Ils sont notamment utilisés pour calculer les performances des coureurs cyclistes dans les cols pendant le Tour de France, afin de déceler des performances suspectes. La précision des versions les plus pointues de ces modèles est estimées à 98%.
Cette solution n'est pas idéale et ne permet pas de mesurer la puissance brut du cycliste. En effet, la puissance est calculée à partir de paramètres prédéfinis par l'utilisateur, tel que le poids, la position sur le vélo, ainsi que par la mesure instantanée par le compteur de la pente et de la vitesse.
La précision de ces mesures sera affectée par des conditions changeantes : vent, position, revêtement, etc.
Si cette solution ne permet pas de connaître précisément sa puissance absolue, elle permet néanmoins d'en tirer une bonne estimation.
De plus, elle devient très intéressante dans le cadre d'une analyse relative. En effet, les mesures, même imprécises, pourront être comparées entre elles. Notamment, on veillera à reproduire des conditions similaires lorsque l'on voudra juger de sa progression.
Par exemple, on pourra faire un exercice sur une même montée, avec le même matériel et le même équipement, plusieurs fois dans l'année pour juger réellement de sa progression en terme de puissance. Pour plus de pertinence, on pourra se peser, équipé, avec son vélo et ses accessoires juste avant de partir.
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